La Madeleine à la veilleuse, George de La Tour, 1642-1644
La Madeleine à la veilleuse, George de La Tour, 1642-1644
Romain Bazola, Ténor
Federica Basilico, Violon
Iris Tocabens, Viole de gambe
Claire Meusnier, Clavecin
Entre un Nord marchand, protestant et rigoureux, et un Sud riche, catholique et parfois flamboyant, l’Allemagne du XVIIe siècle est une terre de contrastes. Dans l’ombre de Bach, toute une école foisonnante attend d’être redécouverte, portée par une même quête spirituelle.
Les cantates de J.-P. Förtsch et S. Ebart disent la ferveur méditative et l’élan lyrique de la prière : violon et viole de gambe dialoguent avec la voix pour porter le texte jusqu’à l’extase. Buxtehude y ajoute son feu presque sacré et l’exubérance du Stylus Phantasticus, tandis que le motet de Johann Hermann Schein nous plonge aux sources de cette musique de foi.
Les sonates en trio de Buxtehude et de J.-P. Krieger prolongent cette méditation sans paroles, la viole de gambe y étant l’égale du violon et du clavecin.
Tour à tour réflexive, enfiévrée et fantasmagorique, la musique allemande est à l’image de ses royaumes, principautés et duchés : mystique et luxuriante.